Archive for August, 2005
fiat lux j’ai dit !
La fin de journée approche à grands pas, et toujours pas la moindre envie de bouger ce soir : rester chez moi profiter de la quiétude laissée par les vacances du collocataire. Finalement, ô miracle des technologies modernes le doux son du bon plan émane de mon téléphone.
– “Pique-nique 21h00 quai saint-martin, ça te dit ?”
– “Où quand comment ?!”
Après un court métrage nommé “les beauf à baffer” durant une bonne trentaine de minutes nous ayant pour le moins amusés, nous rejoignons élise et camille pour casser la croûte, nous faire accoster par l’homme le plus saoul de Paris, “parler de tout de rien bref de rien du tout.”.
Enfin voila une bonne soirée, quelques photos en plus dans mes galleries. Il s’agit de mes premiers pas sur un “vrai appareil” donc il va falloir être clément pour encore un petit moment ! Par ailleurs, je me suis permis quelques tests de retouche.
PS: les clichés ont été pris en mode 100% manuel (ok ça se voit)
bibiscarosse
Suite à de nombreuses pressions, voici enfin l’histoire de la révolte des ewoks chez la fée biscarosse pour récupérer le grand artefact nommé courbatures. Une bande d’aventuriers pleins de poils (dans la main, quoi de plus normal en vacances après tout) j’ai nommé éric, nicolas et ma pomme.
Faisant face à la menace terroriste, nous sommes forcés manu militari à quitter notre centre de retraite de Bayonne pour quelques jours. Chemin faisant nous passons devant un paquet d’arbres ornés de câbles et de bizarreries en tout genre. Et éric nous lance un petit “il faudrait y aller un de ces quatre ça doit être sympa”, une fois l’acquiescement enterriné nous nous adonnons aux activités du camp de travail : la lutte contre les éléments au bord de la plage. Le lendemain, frais comme des gardons, nous voila parti pour adventureland.
En fiers aventuriers nous, petits ewoks exilés, sommes prêts à déloger indiana jones de nôtre nouveau terrain de chasse : la fôret de biscarosse.
– bonjour (erk encore des poiils)
– bonjour, c’est pour faire le parcours (on va te tataner la tête si tu vires pas de chez nous)
– le petit, ou le grandpourleshommes ? (mouahhaha facile à avoir ces tas de poils)
– allons pour le grand ! (mouahhaha IL FAIT MOINS LE MALIN LA HEIN !)
Nous aurions dû nous douter que quelque chose clochait, mais une fois de plus notre témérité maladive pris le dessus. Arnachés convenablement, nous commençons par la piste verte. On y apprend les déplacements de base, la roulette, la tyrolienne, la tyrolienne inversée, l’équilibre sur un fil… En un mot facile, et ce à tel point que nous doutons de l’utilité des gants, rigolons bassement des trouillards, et nous nous disons que la piste rouge doit être elle aussi pour les fiotes. Bref n’écoutant que notre ego nous nous lançons dans la piste noire.
Première impression : étrange, le premier obstacle cache la vue des suivants. Seconde impression : *gloups* 80% des gens abandonnent à partir du 3 ème obstacle or il y en a 17. Une fois face au premier obstacle, nous voyons ce qui nous attend, et le doute s’installe doucement. Le premier vrai obstacle est une série d’étriers espacés d’un bon mètre cinquante suspendus à une corde le tout sur une vingtaine de mètres, la suite n’est guère plus rassurante, des rondins en quinconce sur une vingtaine de mètres… C’est à ce moment précis que d’un coup l’humilité pointe le bout de son nez, et que la suffisance fait place à compassion. Après tout ce n’est pas si grave c’est un parc pas notre vie qui est en jeu, et puis si indy se plait ici apres tout. MAIS, chose incroyable, nous n’écoutons pas ces petites voix, et finissons le parcours. Fourbus, nos corps ne sont plus que douleurs posées sur des jambes. En repartant, nous lançons un regard satisfait à indy, qui compris qui était le boss ce jour là .
Le soir même pour oublier cette excursion épique, nous nous remplissons la panse avec humour et délectation au petit chalet. (que je recommande chaudement!)
Bref en route pour la fin des vacances … luxey (très décevant cette année) … bayonne (oui encore) … Toulouse (ô toulouuuuuuussseeeeeuuu) où j’ai rencontré une lectrice assidue j’ai nommé Wildmary, pour enfin retourner au pays de la grisaille : paris.
le serment
Nos médecins prêtent le fameux serment d’hippocrate, malgré quelques rares énergumènes dangereux le principe reste beau et respecté. Ce soir rentré plus tôt que prévu chez moi, et n’ayant pas un nombre de degrés suffisant pour aller nager tout mon soûl, je m’installe devant l’opium du peuple : la télévision. Après m’être adonné au sport favori des français me voilà devant ce qui intéresse de 7 à 77 ans : le JT.
On nous rebat les oreilles avec la grandeur auto promue de la presse française. Pourquoi craquer ce soir plus qu’un autre ? Pourquoi en faire tout un vélo ? Justement parlons de vélo. Le journal part ma foi sur des sujets tristements classiques comme les catastrophes naturelles, crashs d’avion, bétises diverses et variées pour arriver à la “une” du jt : le dopage en 1999 du célébrissime cycliste armstrong. C’est la fin du monde, la consternation générale, on “découvre” que le sport est pourri par le dopage. Non mais sans rire, il paraitrait que pour faire le tour de France à une moyenne de 42 km/h certains prendraient des produits dopants ! Et c’est là que m’improvise journaliste : une terrible rumeur tendrait à montrer que même l’athlétisme dans ses épreuves reines telles que le 100m serait sujet à cette incroyable bassesse.
En bref, il est bien triste de voir que les médecins prêtent serment d’hippocrate et que nos pseudo journalistes du JT prêtent serment d’hypocrite.
PS: je n’ai pas lu la presse écrite, mais je doute qu’elle ne soit bien plus objective…
PPS: promis je poste rapidement l’épisode promis dans le post précédent
Marciac by (bye) night
Vite trouver un thème rigolo pour les photos. N’étant ni bon photographe, ni artiste au sens graphique du terme, je fais donc mon caprice pour aller dénicher dans le toys’r us le plus proche un poney en peluche. Après investigation le constat est aussi sévère que définitif : aucun poney en vue. Chemin faisant trois fleurs me font de l’oeil, et les victimes étaient donc toutes désignées. Pour plus de commodité je fais donc les présentations : azalée la belle orange, pimprenelle la petite violette et sidonie la timide bleue. Le premier qui s’esclafe en disant que je ne suis pas seul dans ma tête va … Bref, le thème ça c’est fait.
Nous voici donc sur les routes du fin fond de nulle part, les sens ravis par l’incroyable spectacle qu’offre la route je m’approche d’un rêve de gosse : marciac. Cette charmante petite ville située à une cinquantaine de kilomètres de Pau, renferme un des plus prestigieux joyaux du Jazz européen sinon mondial. Depuis vingt-huit ans à Marciac les icones du genre venues des quatres coins de la planète ont défilé pour le plus grand bonheur de mes longues soirées d’insomnies sur en compagnie de jazz 6. Comment un pauvre parisien d’adoption peut échouer dans un endroit aussi reculé ? C’est très simple, l’année dernière en lan à Mont de Marsan, Aline (parfaite inconnue à l’époque) lance un “bon je vais voir bobby mac ferrin à marciac… salut !”. D’évidence je manque d’air, change de couleur, pleure intérieurement, m’interroge sur le sens de la vie, et dans un élan de profonde jalousie je lance un petit “heu … si tu as besoin d’un accompagnateur, je veux bien me dévouer”. Mais comme disait Jules (et bien d’autres soit dit en passant) “alea jacta est” soit en bon français “*SIGH* Trop tard pour 2004″.
Au détour d’une ultime côte, marciac la belle se dévoile et s’offre sans retenue. Fou comme un enfant le soir de noël, je boue dans mon siège. A peine garés, tom tom (rapport à mon interprétation parfaite du GPS) est parti, vite rejoindre le chapiteau pour une soirée à triple effet kiss cool en hommage à Charlie Parker.
Stefano Di Battista
Il est environ 21h00, quand nous arrivons le concert commence. Cet italien déjanté, maniant le français ma foi d’une façon tout ce qu’il y a de plus relative, se lance dans une sorte de one man show assez efficace, puis s’arrête net et commence le déluge de bonnes vibrations. Le concert commence plutot bien, l’ambiance va crescendo et mes jambes ne peuvent retenir cette délicieuse envie de suivre le rythme et les fantaisies de stafano et de son band. L’alchimie prend à tel point que le public commence à battre la mesure donc puis s’évapore aussi vite qu’elle est venue. C’est alors que je me rends compte que quelque lutin travaille pour JIM. Ce salaud a modifié le continum espace-temps autour de cette ville j’en suis certain : le temps passe *aumoins* deux fois trop vite. J’allais oublier une phrase qui me fit sourire “la musica est oune médecine. Por chaque mal il y a oune mousique” tellement elle sait être vraie.
Phil Woods & Strings
Phil woods, les vieux connaisseurs ont forcément entendus parler de mister woods. Je dois avouer avoir été relativement déçu de la prestation de woods et ce même en tenant compte du style très “old-school”. En effet voir un saxophoniste prendre sa ventoline en plein concert casse un peu la magie… Je ne m’étendrais pas, c’était bien mais par rapport à la suite la comparaison ne tient pas une microseconde.
Charlie Parker Legacy Band
Il est 23h20 quand ceux que j’étais venu voir déboulent, remontés à bloc une surprise cachée en coulisses. Pour ceux qui ne connaissent pas la formation, Jon Feddis (petit protégé de Gillespie), Jesse Davis(sax alto), Ronnie Matthews(piano), ray drummond(basse), et le célébrissime Jimmy cobb (75 ans !). Voyant le grand âge du batteur je redoutais un manque de punch, et d’incisivité. Envoyé sur mon petit nuage lors du premier concert, un peu en perte de vitesse avec le second concert, j’allais sans le savoir me retrouver sur orbite. C’est dans la plus grande tradition du bebop des années 40 que la mayonnaise prend sur le rythme endiablé du Band. Tout est bon le son, les cassures, les nuances, les pirouettes : une énorme giffle. Je ne perds pas une miette de ce qui se développe peu à peu quand, après deux morceaux et quelques petites plaisanteries bien senties, ce qui devait arriver arriva : la surprise ! Francesco Cafiso. Je n’avais jamais entendu parler du petit virtuose. On nous apprend que dès ses 9 ans il défraye la chronique en rafflant prix sur prix dans le monde entier. C’est donc du haut de ses 16 ans qu’il fut l’invité très spécial du band. Je crois me souvenir d’avoir cherché une explication quelconque à ce prodige dans les regards voisins. Mais finalement non il s’agit bien d’un de ces miracles qui n’ont pas besoin d’explication. Pour résumer le troisième volet : joie, technicité parfaite au service de la musique (et non le contraire).
Faute de chambre d’hotêl, et de courage pour monter la tente de nuit, la nuit s’engage dans la voiture dans des conditions inoubliables. Croyez-moi quand je vous dis que dormir à 18°C avec uniquement une serviette de bain mouillée pour couvrir mon couple short t-shirt ne constitue pas ce que j’appelle le confort. Mais après tout, ça fait des souvenirs pas vrai ?
Le lendemain fourbu mais heureux, le petit dej’ tranquillement savouré sur la place carrée, nous flanons entre les divers concerts, artisans de toutes sortes, restos, pour échouer le soir devant un concert de swing plutôt sympa. Conclusion pour les fainéants, Marciac à voir à tout prix !
Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment un ewok a détroné indiana jones dans un raid en forêt.
PS: j’ai eu un t-shirt staff nananèreuuuuu !
ouacances !
Arrivé samedi dans le coeur du pays Basque, je retrouve avec joie une partie des amis que j’avais quitté l’an dernier. A peine sorti de la gare de Bayonne, le kit de survie m’attend les bras ouverts : un t-shirt dessiné et imprimé par eric, et le foulard rouge qui va de paire amoureusement plié par léa. Une fois ma tenue accordée aux couleurs locales direction les fêtes de Bayonne. Pour le profane, on y défie la vachette façon interville, on y boit, on y chante, on y danse, mais surtout on y échange rires et bonne humeur entre amis. Certains d’entre vous se demandent déja pourquoi la tenue rouge et blanche est-elle rigoureusement “recommandée”, justement j’y viens. Le principe est ma foi assez simple, tout le monde vient pour faire la fête : exit les signes sociaux tels que les vêtements. La recette fonctionne plutôt bien puisque les seules personnes habillées à leur guise sont montrées du doigt, remarquées, voire même jetées au fond du fleuve (sans béton). Je ne saurais trop décrire la marée humaine qui envahit les rues de la ville, aussi les photos dossier prendront le relais très rapidement. Après un déjeuner tradition sous une tente, nous retournons au Q.G. pour y entamer une période de réflexion intense, au bord de l’eau. Le débat fit rage : piscine ou plage ?! Après une interminable palabre de vingt-six secondes nos serviettes sont répandues autour de la piscine selon l’expression de la théorie du chaos appliqué au déploiement de serviettes. Après bon nombre d’histoires sans queue ni tête, et une longue méditation commune sur la fin dans le monde façon réunion de yakitoris parlant au soleil, nous retournons aux fêtes. Là , nous passons les détails mais la soirée fût bonne, d’ailleurs bien moins que la nuit qui suivit car pour tous ou presque la tourista eut son mot à dire.
Le lendemain matin midi, poussés par un cagnard dont notre cher sud-ouest a le secret, nous sommes contraints et forcés de retourner jouer les merguez aquatiques pendant une petite heure. Le sport national peut enfin commencer : la sieste. Après de longues heures, la faim harcèle nos corps et il est temps de prendre une décision, en un mot nous voilà partis pour manger des crèpes au bord de la mer. Le ventre plein, la soirée se terminera dans une saga de parties de loup-garou au palais de justice. (Endroit où la veille je me fis emprisonner par le maitre des lieux qui lui même sera jugé pus tard devant le tribunal des grands ivrognes (photos dossier à l’appui en route!.))
Et pendant ce temps là à vera cruz, nous nous préparons pour aller à Marciac !
UPDATE: la photo emmène vers la première gallerie

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