Archive for September, 2005

update photos !

Une brève très brève pour dire que trois nouvelles galleries sont ouvertes … C’est par iiiiiiccciiiiii

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kaboum

Parti prendre l’air le temps d’un café, cet insatiable et impérieux besoin de refaire le monde prend le dessus. Quelques cafés, et un restaurant Indien dont le taux de kitcherie tendait vers l’absolu plus tard, nous voila fins prêts à aller voir collision.

Ne sachant pas du tout à quoi m’attendre, j’ai d’abord cru à un énième thriller américain. Rapidement, je ne sus plus pourquoi j’étais parti sur cette idée. Le film devient une violente critique du racisme où l’on découvre une sandra bullock méconnaissable, éclatante. Juste avant de pousser le concept dans le “trop …”, le réalisateur se resaisit, pour avoir une démarche plus constructive. Nous passons donc à une synthèse assez intelligente des différents points de vue, qui montre que nous avons tous nos mauvaises raisons de nous détester. Une fois de plus, c’est avec un pieds dans le “trop …” que le film mène à bien sa réflexion sur les “collisions” quotidiennes entre voisins, collèges, inconnus, et les ricochets qu’ils produisent sur les vies directement concernées … ou pas. Un film qui m’a laissé sur un goût de “je ne sais pas quoi en penser”, et pourtant qui après réflexion vaut vraiment le détour. A voir !

PS: prochain film “les âmes grises”

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Dur comme fer

Croire en l’amour
Toujours plus fort que la mort
En attendre un retour de bonheur sans remords
Lui donner son corps pour atteindre le ciel
Et retomber comme fou d’un crime passionel

(lofofora)

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Monde de merde.

Fin de dimanche ensoleillé, les paupières sont lourdement lestées par les trop courtes nuits de ces quinze derniers jours. Beaucoup de questions métaphysiques circulent dans ma boite à idées, jusque là rien d’exceptionnel. L’ironie pointe sporadiquement le bout du nez. Une phrase, un texte, un mot, un silence : autant de petites choses de la vie de tous les jours qui rattrapent quand on cesse de courrir.


L’autre soir je marchais accompagné, et croisant une femme puis un homme abimés par le temps, l’alcool et la solitude. “Monde de merde” disais-je en dégageant une pensée amusée à l’égard de ce bon vieux georges. Une poignée de secondes et quelques trottoirs plus tard, j’entends à mes côtés comme s’ils sortaient de ma bouche les mots suivants “Est-ce que c’est ce qui nous attend dans dix ans ? Je veux dire à force de … enfin tu vois ….”.

Ma mémoire de poisson rouge laisse remonter à la surface un autre souvenir… Je me balladais (oui encore) quand une phrase sort du flot d’absurdités que nos cerveaux encaissent sans plus sourciller : “Les principes, c’est pour les gens qui s’emmerdent”. Amusé je tourne et retourne la maxime dans tout les sens. Cette ode à l’esprit carpe diem cache cependant une terrible vérité. Beaucoup de gens se cachent derrière leurs principes pour ne pas risquer de vivre les choses comme ils le souhaiteraient.

Toujours pendant ces derniers jours, un ami et sa belle se séparent pour des raisons qui me sont inconnues. Me voilà face à un autre lièvre. L’incapacité des êtres à dire des mots simples. Pourquoi “je t’aime” doit être une rustine au couple en dérive ? Pourquoi avoir l’impression qu’il ne faut jamais risquer de tout donner ? L’Amour avec un grand A est à la dérive, et se perd de plus en plus. Les gens se construisent des armures ressemblant à l’époque : la consommation.

C’est incroyable à quel point tous ces instants peuvent rester présents, même lors de moments merveilleux passés aux côtés d’êtres qui vous sont chers.

Le plus malin dans tout ça c’est georges, il l’a compris et résumé en une phrase “monde de merde.”

PS: Rendez-vous à la ptite péri pour la soirée “Love sucks.”

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ça restera dans les archives

Post très court, qui sera réécrit très très rapidement … En attendant allez voir la gallerie photo ici… Je commence à ne plus rougir de mes photos sans flash !

update: finalement “ou pas”

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Perdu de recherche…

Les matins sont de plus en plus difficiles ces jours-ci, pour preuve la première image qui me vint au réveil fût une taie d’oreiller snoopy de ma prime enfance “je hais les petits matins”. Mais pourquoi ce mirage ? Après ce beau mardi, je file rejoindre les zamizs (c’est comme des amis mais en plus marrant) pour assister au concert d’oldelaf et monsieur D. Malgré une organisation proche du néant irréprochable, nous voici aux premières loges de la prise de la scène bastille par ces musiciens magnifiquement déjantés.


Après avoir écouté à droite à gauche leurs prouesses, j’avoue avoir été purement et simplement charmé par leur spectacle. Oui j’ai bien écrit spectacle et non concert. Outre la maitrise de deux à tout plein trop beaucoup d’instruments par personne, l’humour est omniprésent. Entre deux éclats de rires, nos membres ne peuvent résister à l’impérieuse envie d’embrasser leur destinée : bouger en rythme. Les superlatifs ne me manqueraient pas si je voulais vous inciter à y aller ce soir, mais conscient de la lourdeur d’un tel laïus, je m’en remets à un concept simple, j’ai nommé la confiance. Si je vous dis que vous pouvez y aller les yeux fermés avec votre votre belle-mère, votre voisinquifaitdubruittroptard pour résoudre tout problème d’humeur faites moi confiance. En fait de critique musicale, je tarirai cette effusion incontrôlée de mots (merde c’est râté pour les superlatifs) avec ceci : une bonne cuisine à base d’oil de laugh affinée par grand Monsieur Drôle.

Après ce grand moment, vint un autre groupe que je connaissais vaguement de nom, les petites bourrettes. Pas grand chose à en dire, des chansons essentiellement d’amour, dans l’ensemble relativement faciles au niveau des textes, l es musiques se cantonant à du sol ré do en boucle. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas bon. Je crois que mon avis cassant vient surtout du gène denisot sérieusement répliqué dans l’A.D.N. d’un des deux chanteurs. Dommage, parce que le côté festif à la limite du ska voire country faisait recette assez logiquement.


Mais la soirée n’allait pas se terminer sur cette semi-fausse note, loin de là. C’est ici que j’enfile mes lunettes de l’ami des stars, mon costume à paillettes ainsi que mon bob “picardie representz ahan ahan!”. Eh oui, tout ce petit monde est signé chez un petit label, d’un groupe qui lui ne l’est plus les fatals picards. Alors que nous écoutions “goldorak est mort” chez mes parents, ma mère nous regarde interdite “mais c’est la voix d’yvan non?” L’interdiction généralisée nous nous ruons en coeur pour questionner le meilleur ami de l’homme. Ce dernier confirme sans plus tarder qu’il s’agit bel et bien lui. Qui est yvan ? Yvan est la personne responsable de l’addiction générale dans la famille Rougemont pour l’informatique, et avec keith jarret (sisi) de mes premières compositions musicales. Or incroyable concours de circonstance, thècle (ma coupine de 15 ans musicienne de métier) le rencontre lors de la cigale des debout sur le zinc. En clair après une touchante séance de retrouvailles, nous voila partis manger un morceau chez paul petit restaurant que je recommande chaudement (rien à voir avec la chaine de boulangeries) entre amis, et musiciens. Lors de ce diner plus que tardif, étaient présents les zamizs, oldelaf, monsieurD, momo des debout sur le zinc, ainsi que la guitariste des petites bourrettes et tout quelques autres personnes dont je n’ai pas retenu les prénoms. Bonne humeur, bonne boustifaille, rires, en un mot un bon moment ! Je rentre donc pour la cinquième fois consécutive pour ne dormir que cinq heures le coeur léger et le sommeil lourd.

UPDATE: ce soir “la scène bastille” ré-ouvre ses portes pour la même soirée foncez-y !

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je parle, tu parles, nous parlons …

Hier soir alors que je rentrais d’un diner fort sympathique, retombé comme il se doit à l’état de mouton dans le ventre d’EMMA mon RER préféré, je me délecte d’une récente trouvaille “les doigts de l’homme” un moment de jazz manouche hors du temps des problèmes et du monde. EMMA a chaud, très chaud. Les esprits s’échauffent puisque notre cher et tendre ne veut pas prendre son élan. Les gens vont et viennent sans un regard ni même un sourire. Au bout d’un moment désabusé par la touche oxymoresque du tableau, mes yeux se posent sur une très charmante néo-zélandaise qui n’a de cesse de noircir un petit carnet. Pensant au coup de baton que Panurge pourrait m’asséner si je brisais la glace, c’est vrai comment parler à une étrangère qui se dirige vers l’aéroport mon dieu quelle honte ! Curieux, et il faut le dire sous le charme je décide à la consternation générale d’engager la conversation dans la langue du carnet : celle de shakespeare.


C’est l’ébahissement général, on crie presque au scandale, les bûchers brulent dans les yeux hagards des passagers. Qu’on brûle cet hérétique ! Il a osé parler à une étrangère dans une langue étrangère ! Autant Paris est une ville que j’adore à un point qui dépasse l’entendement, autant ce genre de scène m’exaspère quand je prends le temps de les remarquer … sûrement mon côté Don Quichotte qui refait surface…

Je formule donc ma question en anglais “je peux vous demander ce que vous écrivez ?”, et sa petite voix satisfait ma curiosité avec “une sorte de journal”. Après un silence, elle m’explique qu’elle est venue pour le mariage d’une amie. Nous parlons de choses et d’autres, de livres, de voyages, de ce blog, et de plus rien du tout. Emma signifie à sa manière que “time’s up”. Je descends donc ravi de cette vingtaine de minutes avec une gauchère inconnue, qui prouve bien une chose : je parle, tu parles, pourquoi ne pas pousser plus souvent la conjugaison jusqu’à nous parlons ?

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friends … jingle !

“Nous partîmes cinq cent mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.”

Je me disais que je pourrais faire l’économie d’un poste en plagiant bassement un sombre inconnu, mais il se trouve que nous ne partimes que quatre pour finir dix.


Bien déterminée à profiter autant que faire se peut des douces soirées de Septembre, thècle lance l’idée d’une opération sandwich sur les quais de seine. C’est là qu’à mon avis les satellites américains ont dû intercepter les invitations, parceque croyez-le ou non, nous n’étions pas les seuls à avoir eu l’idée. A tel point que sur l’île saint-louis nous croisons moult connaissances. Après environ une heure d’agréables rencontres, notre petite assemblée arrive enfin pour se pencher sur un problème capital : le cross-over entre dallas, hélène et les garçons et friends.

Pour la suite le politiquement correct ainsi que l’amitié m’interdisent de tout vous dire : comment mathilde en est arrivée à commander un serveur au lieu d’un verre de lait, comment the godfather fabrice fomente sa vengeance face aux petitesses du showbiz, comment thecle a réussi à aller se coucher tôt (ou pas), et comment nous avons fini aux furieux. Toutes ces choses que je ne dis pas sont pourtant immortalisées dans ma boîte à souvenirs et valent sans doute aucun l’affreux mal de crâne dû à une ingestion trop soutenue de “sans excuses”.

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