Archive for December, 2005
Qui qui qui sont les tanukis ? qui qui qui mais quiiiiiiiiii
Il faut croire que c’est la période des films à baffe. Jeudi dernier j’étais invité à l’avant première française d’un film déja célèbre au pays du soleil levant depuis 1994. Ghibli. Si ce mot n’évoque rien dans votre mémoire défaillante, voici quelques indices : princesse mononoke, le tombeau des lucioles, le voyage de chihiro, le chateau dans le ciel… Miyazaki et Takahata en somme.
Un de mes cousins est parti au japon en vacances et n’en est toujours pas revenu puisqu’il s’y est installé depuis quelque chose comme deux ans, pris dans les filets d’une belle sirène japonaise. Là n’est certainement pas le sujet du billet, cependant durant la quasi intégralité de l’animé je me suis souvenu morceau par morceau d’une longue mais extrêmement intéressante discussion lors d’un de ses rares séjours parisiens. Curieux de nature ainsi qu’extrêtement intéressé par la culture asiatique, je le harcèle de questions sur le japon, ses us et coutmes, son histoire… Tout au long de la discussion, je constate sans surprise un vif décalage avec nos systèmes de pensée. Le problème du logement, de la natalité, de l’énergie, de l’écologie, la lourde empreinte que laissa la seconde guerre mondiale, le rapport à l’honneur, au travail… Tant de sujets traités par d’éminents historiens, sociologues et géographes, en long en large et en travers. Mais … revenons à nos tanukis !
C’est lors de pompoko que je vis et ressentis l’ensemble des problématiques sus-cités dans l’oeuvre de takahata. Outre la forme graphique qui me ravit toujours autant, le message est profond, simple, intelligible, et se meut au travers d’une logique implaccable. Par altruisme je ne dévoilerai pas l’histoire, et pour conclure j’ajouterai qu’il s’agit sans hésiter d’un des meilleurs ghibli pour ne pas dire le.
PS: j’avais oublié de mettre ce post en ligne :)
ailleurs… higher !
Hier soir soulagé d’un projet effectué dans la fatigue et le doute, la bonne idée tombe du ciel : un petit ciné. Je pense à la chanson “petites envies de meurtres” de debout sur le zinc en traversant l’incroyable bordel qui règne aux halles, il parait que c’est noël ce week-end. Une petite voix me suggère d’aller voir Darshan, qui signifie plus simplement l’étreinte pour le profane. Le film suit le parcours d’Amma, sorte de dvinité vivante en Inde. Quand le documentaire commence, je suis ancré confortablement sur mes positions d’agnostique (pour ne pas dire impie sur les bords), puis finalement à force d’images fortes, de discours transpirants la sagesse, et d’effusions de sentiments forts, j’en viens à me dire pourquoi pas. Bien entendu, je refuse d’abonder dans le sens de la démarche pyramidale d’une société tournée vers ses gurus, cependant, il y a ce je ne sais quoi qui brille dans les yeux et les silences des gens qui pousse au respect. Je ne parle pas de l’adoration inconditionelle du guru qui me répugne, mais de ce qu’elle induit en bien dans la société indienne.
Complètement en vrac, déboussolé, perdu, abasourdi, sont autant de mots qui peuvent décrire ce qui me tomba dessus après le choc du dernier né de jan Kounen. Tout ce bazar me ramena quelques années plus tôt. Je discutais religion avec ma grand-mère ô combien protestante : fou que j’étais. J’expliquais que même loin du discours d’un saint-thomas nouveau, je n’avais pas de raison objective pour pencher en faveur du divin, tout comme je n’en avais aucune qui m’en éloignais fermement. Plus drôle encore, elle me disait que j’étais certainement plus chrétien que la plupart des agneaux de Dieu. Interdit je réfléchis, et me dis qu’effectivement si être croyant se résume à croire et défendre les valeurs religieuses d’ un inconscient collectif judéo-chrétien, alors oui je suis chrétien moins le folk-lore plus ou moins ridicule qu’il induit. Cette petite réflexion, ou truisme pour beaucoup, s’est appliquée terriblement bien à ce que j’ai vu dans Darshan malgré une culture fondamentalement différente.
J’oubliais un détail : A VOIR !
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