Archive for January, 2006
Dr livingstone i presume ?
Nous sommes lundi, et le moral est bon… très bon. Mais revenons au responsable de cette béatitude monsieur Dimanche. Levé aux aurores par un coup de fil de mon auguste mère, j’engage hardiement la journée avant le chant du coq ! (comment ça il n’y a plus de coqs à paris ?!) L’énergie et les bonnes vibrations fusent et rayonnent, je pousse même le vice jusqu’à faire le ménage en grand. Début d’après-midi, des amis et potes se succèdent à la porte de l’appartement, certains restent d’autres s’en vont, mais chacun apporte quelques brindilles au feu de joie qui m’anime aujourd’hui. La journée passe à toute vitesse et arrive le grand chamboulement : un concert d’une heure et quart dans le salon.
Ni une ni deux M. arrivée pour le thé, prête ses petits bras musclés pour m’aider à bouger le piano dans le salon. Je sens poindre comme une faiblesse chez M. à mi-chemin de l’opération. Nous finissons donc dès l’arrivée du reste des convives. La bonne humeur, les blagues vaseuses dont nous avons le secret fusent elles aussi, appuyant sur le bouton “gogogadget au salon de musique !”.
Croyez le ou non, l’expédition salon de musique connu d’effroyables incroyables fous rires et quelques larmes. Merde si après avoir vécu un des moments qui vont suivre quelqu’un ose discuter de l’inutilité des arts : je me fâche tout rouge. Il faut avouer que certaines bizarreries sont survenues comme désormais célèbre la chevauchée des otaries sur le mont futon, ou encore le séisme provoqué par la rencontre inopinée du photographe officiel et de la table de salon, malheureusement la liste est loin d’être exhaustive. Beaucoup d’instants où les regards, les rires, les non-dits en dirent long.
Les notes pleuvent, certaines touchent d’autres moins. Le voyage suit son court, imperturbables (ou presque) nos deux pianistes sont déchainées, d’accords complices en regards désolés, je me revois une poignée d’années plus tôt au conservatoire tous niveaux gardés. Je salue la performance d’avoir réussi à jouer dans de pareilles conditions ainsi que l’heureuse découverte de monsieur “Rossé” (désolé pour l’orthographe) père d’A. qui a le bon goût de composer merveilleusement bien pour piano. (j’espère d’ailleurs obtenir un enregistrement du premier morceau). S’en suivit un apéro ma foi fort sympathique, suivi d’une table au désormais classique “chez papa”, pour terminer autour d’une partie d’il était une fois avec le clan des otaries habitées. Celles qui font cohabiter bien du monde dans leurs têtes.
Il ne reste plus qu’Ã leur souhaiter bonne chance pour l’audition et merci encore pour le concert ! (T. et M. c’est quand vous voulez pour la suite !)
NLDR: une otarie n’est pas uniquement l’animal que vous croyez connaitre, il s’agit aussi d’une peuplade d’humains dotés d’une capacité à applaudir de manière totalement asynchrone mais aussi et surtout leur capacité à mimer les images induites par leur environnement sonore.
UPDATE: les photos sont en ligne.
Toi tu fais plaisir.
Comme quasi tout apôtre du petit diablotin rouge, chroniquement je râle. Je râle après la lourdeur de l’installation de portupgrade. Pour le profane, il s’agit d’un set d’outils de gestion des ports. Jusque là rien de fou, cependant, tout ce beau monde, aime la plage, la musique, et se la joue cosmopolite en faisant installer tout plein de langages, lourds. Il y a de cela quelque temps, un pote (flz) avait commencé à scripter un outil permettant de faire la même chose uniquement avec /bin/sh et les binaires de base de FreeBSD.
Ce même garnement croulant sous une la montagne de projets, m’a refilé un lien fort sympathique afin de calmer mes ardeurs. Ca s’appelle le plus modestement du monde “Portmaster” et ça sent bon !
hugo t’es mon pote.
Sur mon sein haletant, sur ma tête inclinée,
Ecoute, cette nuit il est venu s’asseoir;
Posant sa main de plomb sur mon âme enchaînée,
Dans l’ombre il la montrait, comme une fleur fanée,
Aux spectres qui naissent le soir.
Ce monstre aux éléments prend vingt formes nouvelles,
Tantôt d’une eau dormante il lève son front bleu;
Tantôt son rire éclate en rouges étincelles;
Deux éclairs sont ses yeux, deux flammes sont ses ailes,
Il vole sur un lac de feu!
Comme d’impurs miroirs, des ténèbres mouvantes
Répètent son image en cercle autour de lui;
Son front confus se perd dans des vapeurs vivantes;
Il remplit le sommeil de vagues épouvantes,
Et laisse à l’âme un long ennui.
Vierge! ton doux repos n’a point de noir mensonge.
La nuit d’un pas léger court sur ton front vermeil.
Jamais jusqu’à ton coeur un rêve affreux ne plonge;
Et quand ton âme au ciel s’envole comme un songe,
Un ange garde ton sommeil!
Avril 1822
Victor Hugo.
Derniers commentaires