Archive for May, 2006
Casser un truc vite.
Recherche réalisateur de prison break. Grosse prime. Recherché pour trop de suspens dans un épisode. ENFOIRE.
Entre Spleen et Idéal
Pour la première fois hier j’entrais au cabaret sauvage. J’ai d’abord été charmé par l’amoncellement tout à fait incroyable de charmantes demoiselles l’endroit. Le public représentant à peu près tous les stéréotypes de nos chers bobos parisiens, la lumière se dissipe, la clameur monte.
Tandis que la première partie s’engage, une incroyable envie de bouger m’envahit. Malgré mes petites douleurs de ces derniers jours … d’abord le pieds, puis le reste. Un black sculptural déboule vêtu d’un tutu entouré de sa clique pour mettre le feu aux planches. Spleen qu’ils s’appelent. Danseur hallucinant, beatboxer étonnant, chant pénétrant, musique entrainante tout fait mouche de façon immédiate : à découvrir au plus vite !
L’espace d’un instant je trouve gonflé de pousser la barre si haut en première partie, mais me ravise avec une seconde et une troisième premières parties pour le moins chiantes il faut bien l’avouer.
Faisons court. Tarentula, un groupe new yorkais, joue à une sorte de chaises musicales : chacun joue de plusieurs instruments. Croyez-moi quand un batteur confond un clavier de piano et une caisse claire, le résultat est … lourd. Passons désormais à une dame qui n’avait pas mis les pieds sur scène depuis quelque chose comme trente ans. Le nom m’a échapé, cependant rassurez-vous les recherches vont bon train. Pour décrire le personnage il s’agit d’une soixante-huitarde qui chante la beauté de la vie avec des yeux d’enfants. C’est beau, mais ça devient très vite nianian pour ne pas dire chiantissime. Jolie voix, qui devait toucher à l’époque où le taux d’air avoisinait le néant face au feu de joie emplis d’herbes de provences.
Le concert, devenu festival, de Cocorosie arrive enfin. Les albums assez intimistes de sierra et bianca me laissaient perplexes. Qu’attendre de leur concert ? Le decrescendo marqué au fil des groupes allait-il se confirmer ? Je me flagèle encore d’avoir seulement pensé une telle chose. J’ai longtemps trifouillé mon petit vocabulaire pour en sortir un mot d’enfant : magique. Sierra, la magnifique brune qui pourrait m’arracher un “bonjour madame… je t’aime” à chaque seconde, forte de sa formation lyrique opère un travail de fond sur le frisson collectif orchestrant le pickup formé pour l’occasion par les artistes précédents.
Sa soeur armée de son côté sale gosse attachante, ferait fondre tout être humain aux sons de sa voix rauque. De versions inédites en arrangements à la volée, notre couple ange démon nous mène où bon lui semble. La seule attache à ce trop court moment hors du temps fût le coup de sifflet de fin de match.





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