Archive for April, 2007
because… I do
Dix-neuf heures… Je devrais déja être au Trabendo, pourtant j'entre tout juste dans le métro pour rejoindre J. . Ce soir nous allons voir un gars à la voix envoutante, mesdames et messieurs j'ai nommé Jude. Après m'être un peu paumé sur place, je guide un couple de tourtereaux et nous nous engageons dans la file d'attente.
Avant de passer à table, nous parlons un peu politique, un peu boulot, un peu demoiselles… en somme de tous les sujets qui nous préoccupent. C'est bon les amis me dis-je. Coupés dans notre élan, une troupe de quakers déboule sans crier gare. Fringues à carreau et cols boutonnés jusqu'en haut, robe bouffante et couleur d'antan : mais qui sont ces gens ? La contrebasse emboite le pas à une guitare claire et juste, la voix pénètre sans aucune résistance la catégorie bonjourmadamejtetaime, l'harmonica est digne d'une ovation unanime et l'ensemble sonne folk, country, rock tout ça à la fois. Le fond est assez politisé, mais reste globalement en adéquation avec mes valeurs. Quant à la forme, elle vole, charme et s'insinue sans brusquer. Les mots sont pleins d''esprit, et l'esprit libère des maux. C'est fin, agréable, drôle, et toujours bien dosé. Le nom du groupe est Moriarty. Rien qu'à l'entrée les euros furent rentabilisés en bons moments, je pense même que ça va être rude pour Jude de tenir la comparaison.
Ce n'était pas la première fois que je voyais l'énergumène. Comme la dernière fois il se pose, salue et entame le pestacle. Pendant les trois premières chansons J. et moi nous regardons, Jude n'est manifestement pas dedans. Je me retrouve avec le chanteur de moriarty juste devant moi, et pour une fois je marche sur mes principes et demande à ce qu'il signe son disque, il s'execute dans le noir le plus total et je découvre ceci à la lumière de mon téléphone :

L'homme à la guitare rattrape rapidement ces quelques faux pas, sa voix tonne, sonne et touche comme dans mon souvenir. J'aime son côté proche du public, son écoute, et surtout sa sincérité apparente. Pour couronner le tout il bascule dans une sorte de concert sur commande, nous demandons … il charme. L'exercice étant pour le moins difficile quand on est l'auteur de quatre ou cinq albums, le petit trou arrive. Il oublie les paroles de la chanson… Qu'à cela ne tienne, il emboite le pas sur moby depeche mode… improvise même ! Pour conclure Jude c'est simple et sincère.
S'en suivi un retour où les discussions entre meilleurs amis continuèrent jusque devant un plat de pâtes à l'appart. J'ai peut-être loupé la Lense épisode deux mais la soirée fût très bonne quand même.
PS: je retrouve les détails de la date de moriarty vendredi prochain et je les ajoute ici dans la soirée
+1
Comme tous les mardis j'ai envoyé ma petite photo à Divide … Si tout se passe comme d'habitude, le bazar sera publié ce soir ! J'ai encore du mal à me montrer sur le blog, alors j'ai volé l'image d'un passant pour illustrer ce que je voulais faire… En un sens il est difficile de se prendre en photo soi-même… et par ailleurs je suis quand même dans l'image à vos loupes ;)
PS: un vrai post cette nuit normalement :)
Divide encore !#!@
Voila le thème divide "vertigo" est sorti,une photo de bibi est sur place… Ma préférence revient très nettement à celle de rebecca. Le côté hitchcock m'a foutu sur le cul, et j'aime beaucoup le rouge. La photo de l'asiatique me plait aussi pas mal. J'aurais poussé plus encore le contraste et les noirs… Divide s'envole, content de pouvoir donner mes ptis bouts de photos. Ah oui au passage, ma photo aurait mérité d'être reprise de plus haut, mais le temps pressait et j'aimais bien la touche de jaune sur la droite ;)
weak end
Hier suite à une soirée mémorable, je tourne et me retourne dans les draps tout en refusant d'entendre cette saleté de téléphone portable. Je craque et me lève, après tout j'ai surement assez dormi. Comment seulement onze heure trente deux ?! Une fois redressé le temps file sur un mode surréaliste. Demie conscience, demie inconscience, mais quoi qu'il en soit totale léthargie. Je profite de cet état idéal pour faire un brin de vaisselle et simule maladroitement un ordre dans la démarche. Malgré des efforts inconsciemment itérés rien ne se rompt, pas même un petit verre de rien du tout. Le choc arrive lentement, quand L. me fait remarquer un détail : le thermomètre est encore monté de quelques degrés et les U.V. sont prêts à rôtir ou plutôt à rougir du parisien.
L. était là pour le we, et me supplie du haut de ses yeux façon chat botté neo-shrekien de l'accompagner au parc monceau. Je dois avouer qu'à la vue du début de journée la perspective de sortir ne m'enchantait guère. Cependant après négociation je cède et l'amène au métro. Je me dis que quitte à s'être chaussé, autant pousser plus avant l'aventure. En fait je suis carrément ravi d'avoir cédé. Après une brève excursion dans le ventre de Paris, nous sortons pour fouler le parc monceau et tâter sa réputation.
Beaucoup me croient parisien parce que j'aime la musique, les expos, le cinéma, les ballades en somme j'aime la capitale. Dans le fond c'est un peu vrai mais je n'en reste pas moins issu d'un patelin d'environ deux mille habitants. Forêt luxuriante, air pur … tout y est confortable mais aussi et surtout l'espace. Nous franchissons l'entrée du parc et le choc est immédiat. Le parc monceau semblait transformé en camps de vacances hype où chacun délimitait autant que faire se peut son mètre carré.
Interloqué par cette marée humaine, je peste, râle et me fustige de ne pas voir pris ma boite à images. Après avoir vécu une incroyable crampe de rire grâce à un léger problème de latéralisation et survécu au parcours du combattant clair-semé de bouses chaudes, nous parcourons l'allée principale pour enfin atteindre le point de rendez-vous. N'étant pas initialement prévu je me fais léger, et observe avec attention le spectacle. Darwin aurait du boulot me dis-je.
Plus tôt dans le métro, avec L. nous cherchions à borner la vulgarité au sens large du terme pour en arriver à la branche féminine de la définition. Maintenant je sais que les mots étaient superflus, il eut suffit de choisir une demoiselle sur cinq de l'allée et le tour était joué. Entre les gamines de quatorze ans maquillées comme des camions volés, et les à peine plus vieilles s'habillant en utilisant deux mouchoirs pour faire un haut. Je ris jaune en me disant qu'il s'agit d'un des rares points communs avec ma bonne vieille campagne.
Mon portable sonne, une amie que nous appelerons J. a manifestement besoin de parler. Sa meilleure ennemie soeur semble victime de ce phénomène. Nous tenons donc un spécimen. Il serait facile d'accuser un problème de Q.I. ou d'éducation, mais connaissant le contexte familial en question je vous assure que ce n'est absolument pas le cas. Je pense plus à une mode pathétiquement panurgienne véhiculée par nos chers médias. Je ne sais pas si ces demoiselles se rendent compte de l'image qu'elles donnent d'elles… mais si …forcément que si. Besoin de s'affirmer ? de choquer ? d'exister ? Peut-être… mais ridicules ça oui certainement.
rss are back
Une petite note pour dire que les liens rss sont réparés en bas de page
fanboy -_-’
Cela faisait des mois que je les avais vues au cabaret sauvage. Depuis ce jour j'attendais la nouvelle, que dis-je la bonne nouvelle. J'attendais une date pour me replonger dans cet univers où il fait bon se perdre. Il y a de cela quelques temps maintenant, la brève survient et aussitôt je prends deux places. Ô joie, quand nous arrivons J. est déja dans la file d'attente, et ce qui ne gâche rien, plutôt au début du cortège. De boulettes en jeux de mots vaseux, nous faisons rire nos voisins de galère. Tout est parfait : nous sommes en avance, nous avons les billets, nous sommes en forme, et le concert promet un régal.
Je passe la douane et malgré un rien à déclarer pincé, le golgoth douze de l'entrée ne trouve rien à redire quant au passage de mon joujou photographique. Dansant une gigue endiablée très intérieure, je trépigne comme mon neveu face à l'intégrale de spiderman. Nous y sommes… enfin ! Comme une bande de félins nous tournons autour de la salle avant de nous poser au premier rang. Je commence à transpirer tout en pensant aux clichés que je vais pouvoir voler. Je sors le canon à images et au moment d'allumer la bête, une image me heurte : celle de la batterie resté sur la cheminée. Sur le coup je pense sérieusement à la flagellation. Puis je me ravise en me disant que … non vraiment je n'ai aucune excuse.
Le concert commence avec une chanteuse "différente" en leggings / culotte / peinture rouge sur corps / choucroute dix huitième siècle. Elle reprend entre autre titanic version punk clean. C'est rigolo, sans plus.
Pez arrive. Déja la dernière fois le pti gars m'avait assis, mais cette fois il entre seul et donne le ton d'emblée. Trente minutes de beatbox effrenées s'en suivent. J. reste en pause pendant toute la performance. Tenir quatre voies avec une bouche relève déja de l'exploit, cependant le degré de complexité de ces dernières fût tel que je relativisai très rapidement mes aptitudes musicales. De temps à autre j'oscille que dis-je j'ondule dans mon siège. Très bien je me rends : je bouge carrément.
Le chanteur de spleen déboule comme de coutume en tutu, mais il ne lit que quelques poèmes. J'avoue être parti tellement loin dans ma boite à souvenirs que je ne saurais trop donner d'avis. Je peux juste dire que le personnage semblait sur orbite, mais terriblement attachant.
La clameur décuple, les soeurettes apparaissent et amorcent le voyage. Tantôt succube, tantôt sirène, la symbiose de cocorosie suggère une chouette dualité . Je verse quelques gouttes de joie pour retomber dans un "juste bien" pas vraiment à la hauteur du potentiel. Une fois sortis nous nous sommes accordés sur un mot : inégal. A bien y réfléchir je mets tout ceci sur la taille de la salle et le caractère frustrant du concert assis.
Nous mangeons et buvons un morceau, les bonnes ondes résonnent et nous sommes prêts à rentrer nous coucher. Mon amie et coloc chérie, voit ma "madame je t'aime". Me connaissant elle prend mon billet et fonce demander un stotographe. Quelques minutes après S. revient avec :

Pour faire court, j'ai vingt-huit ans, et avec ce bout de papier je me transforme en shamallow arborant un sourire "niaiseux" pour reprendre un ami quebecois.
PS: Merci S.
london baby !
Comme tout we passé à faire le pitre avec des amis, un objectif et une belle ville, il en découle une éluctable série de photos. Comme d'habitude tout se passe dans ma gallerie. J'attends vos impressions, et/ou critiques avec impatience !
complimenter
Hier soir dans une soirée branchouille le hasard dépose face à moi une lectrice. Dégoulinant d'incertitudes vis à vis de mes capacités à assembler mes mots sans maux, je mute en caméléon moult fois. Explorant ainsi toutes les variantes rouges du spectre lumineux, j'attends le couperet. Généralement le quidam lance le sujet pour infliger son avis, de fait je reste interdit. Une énorme seconde passe, puis sa grande soeur, et après un silence insoutenable le verdict sort enfin. Le pire arriva : un compliment. Oui un putain de compliment.
Pourquoi parler de ce qui peut sembler totalement anodin pour la quasi totalité du genre humain ? Parce que les rares fois où j'ai reçu des compliments spontanés je ne sais qu'en faire. Pourtant il faut bien se rendre compte que c'est embarrassant un compliment. Il ne faut ni le prendre avec condescendance, ni avec joie et encore moins le refuser. Avec un peu de recul je crois même à une irrépressible volonté de gêner le destinataire… quoiqu'avec un chouille plus de recul il faut bien avouer que c'est peut-être sincère… le tout étant de ne pas s'y habituer.
NB: les conseilleurs ne sont pas les payeurs, donc il peut m'arriver d'en faire !
PS: d'ailleurs je tiens à dire que le mois dernier vous avez pété les stats. Mais qui êtes vous ?!
moi dmon temps !
Nombreux sont les cyberpticons qui ne connaitront pas les joies du telnet. Et pourtant aujourd'hui le 3 Avril telnet fête ses 35 ans. C'est donc en 1972 que Jon Postel publie la RFC 318. Je n'insiste pas plus mais tout ceci m'a fait penser à un vieux souvenir. Je prends ma console et tape :
Ô joie ! ça fonctionne. Si le lien ne fonctionne pas toi ami ayant un système sale (plus connu sous le nom de winblows, pardon windows), menu démarrer->executer-> écrire "telnet towel.blinkenlights.nl" puis valider.
Derniers commentaires