weak end

Hier suite à une soirée mémorable, je tourne et me retourne dans les draps tout en refusant d'entendre cette saleté de téléphone portable. Je craque et me lève, après tout j'ai surement assez dormi. Comment seulement onze heure trente deux ?! Une fois redressé le temps file sur un mode surréaliste. Demie conscience, demie inconscience, mais quoi qu'il en soit totale léthargie. Je profite de cet état idéal pour faire un brin de vaisselle et simule maladroitement un ordre dans la démarche. Malgré des efforts inconsciemment itérés rien ne se rompt, pas même un petit verre de rien du tout. Le choc arrive lentement, quand L. me fait remarquer un détail : le thermomètre  est encore monté de quelques degrés et les U.V. sont prêts à rôtir ou plutôt à rougir du parisien. 

L. était là pour le we, et me supplie du haut de ses yeux façon chat botté neo-shrekien de l'accompagner au parc monceau. Je dois avouer qu'à la vue du début de journée la perspective de sortir ne m'enchantait guère. Cependant après négociation je cède et l'amène au métro. Je me dis que quitte à s'être chaussé, autant pousser plus avant l'aventure. En fait je suis carrément ravi d'avoir cédé. Après une brève excursion dans le ventre de Paris, nous sortons pour fouler le parc monceau et tâter sa réputation.

Beaucoup me croient parisien parce que j'aime la musique, les expos, le cinéma, les ballades en somme j'aime la capitale. Dans le fond c'est un peu vrai mais je n'en reste pas moins issu d'un patelin d'environ deux mille habitants. Forêt luxuriante, air pur … tout y est confortable mais aussi et surtout l'espace. Nous franchissons l'entrée du parc et le choc est immédiat. Le parc monceau semblait transformé en camps de vacances hype où chacun délimitait autant que faire se peut son mètre carré.

Interloqué par cette marée humaine, je peste, râle et me fustige de ne pas voir pris ma boite à images. Après avoir vécu une incroyable crampe de rire grâce à un léger problème de latéralisation et survécu au parcours du combattant clair-semé de bouses chaudes, nous parcourons l'allée principale pour enfin atteindre le point de rendez-vous. N'étant pas initialement prévu je me fais léger, et observe avec attention le spectacle. Darwin aurait du boulot me dis-je.

Plus tôt dans le métro, avec L. nous cherchions à borner la vulgarité au sens large du terme pour en arriver à la branche féminine de la définition. Maintenant je sais que les mots étaient superflus, il eut suffit  de choisir une demoiselle sur cinq de l'allée et le tour était joué. Entre les gamines de quatorze ans maquillées comme des camions volés, et les à peine plus vieilles s'habillant en utilisant deux mouchoirs pour faire un haut. Je ris jaune en me disant qu'il s'agit d'un des rares points communs avec ma bonne vieille campagne.

Mon portable sonne, une amie que nous appelerons J. a manifestement besoin de parler. Sa meilleure ennemie soeur semble victime de ce phénomène. Nous tenons donc un spécimen. Il serait facile d'accuser un problème de Q.I. ou d'éducation, mais connaissant le contexte familial en question je vous assure que ce n'est absolument pas le cas. Je pense plus à une mode pathétiquement panurgienne véhiculée par nos chers médias. Je ne sais pas si ces demoiselles se rendent compte de l'image qu'elles donnent d'elles… mais si …forcément que si. Besoin de s'affirmer ? de choquer ? d'exister ? Peut-être… mais ridicules ça oui certainement.

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  1. #1 by beorn on April 16th, 2007 - 18:06

    NB: d’un autre côté, les années quatre-vingt avaient mis bas à la mode lampadaire fluo et banane-ceinture.

  2. #2 by thècle on April 16th, 2007 - 18:13

    l’histoire ne dit pas si tu es finalement arrivé à l’heure pour le concert de T. :))

  3. #3 by beorn on April 16th, 2007 - 18:16

    :$ (sûrement un complot des lutins de la nuit)

  4. #4 by lyl on April 16th, 2007 - 18:52

    L’histoire ne dit pas non plus si tu as apprécié l’exposition de K. ;)

  5. #5 by beorn on April 16th, 2007 - 18:57

    Je peux pas tout raconter en une fois :p Sinon oui c’était pas mal, je n’ai tout aimé, mais y a des trucs que j’aurais bien pris sous le bras c’est certain. D’ailleurs à quand une toile ou un print pour mon chez moi made in lyl & duster ?

  6. #6 by wildmary on April 16th, 2007 - 23:38

    alors que nous, au moins, avec la grisaille, on échappe encore à ça quelque temps… :/

  7. #7 by LeM on April 17th, 2007 - 10:10

    Mais non beorn, la femme est tout simplement naturelle. C’est à dire abominable.

    (Merci d’ailleurs à Charles pour cette citation pleine de bon sens.)

  8. #8 by PsYkOpAt on April 17th, 2007 - 11:19

    mouahah, on a tous connu une passade au moins où ces vêtements fait de petits bouts de tissus nous faisaient au moins plaisir à regarder. Bon evidement à partir d’un certain âge la vue de minettes de 14 ans à moitié dénudées ça fait plus vraiment le même effet.

    La question serait de savoir si réellement les générations sont toujours pires les unes que les autres, ou si c’est simplement qu’en vieillissant on devient toujours de moins en moins tolérant … une sorte de cycle perpétuel.

    De toute façon, les jeunes de nos jours, tous des cons …

  9. #9 by LeUBmasqué on April 18th, 2007 - 09:34

    Moi je dis, faut sacrifier une brytney pour conjurer le sort ! :)

  10. #10 by PsYkOpAt on April 18th, 2007 - 23:51

    excellente idée UB , il faut faire quelque chose en place publique, pour l’exemple !

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