Deaf but happy


Après une grosse journée de boulot je brandis de mon sac façon backtstage waynes’s world. Je les écoute depuis quelque chose comme deux ou trois ans et il était plus que temps de les faire passer devant le meilleur des jurys : le live. Bien sûr il ne s’agit que d’un énième concert alors pourquoi faire tout ce foin ? Parce que pour une fois je n’avais pas du tout envie d’être déçu.
Je disais donc me voici à l’entrée de l’Olympia, et me dit sans regret, de toutes façons tu n’aurais jamais pu passer ta boite à images. C’est alors que j’aperçois R.. R. c’est le mec qui se fait tous les concerts ou presque en tant qu’officiel depuis des années, qui me passe mon boitier dans son sac à l’occasion, et qui est en plus de tout ça très sympa en tant que personne. Intérieurement je rage, je peste, je #!@!, et je <biiip>.
En papotant avec R. j’apprends que the mars volta n’a jamais de première partie, ils jouent sans pause et jouent entre deux et trois heures. Mes billes s’écarquillent, j’esquisse un sourire entendu puisque l’impression dégagée par les albums semble se confirmer.
Aller à un concert seul ne m’était pas arrivé depuis des mois, et un jeu m’amuse profondément (comme tout être qui se sent un peu seul) je recherche des têtes connues. Je croise x. avec la même casquette que le samedi précédent et toujours autant sur orbite… puis on me tape sur l’épaule -damned je l’ai pas vu venir- : c’est numéro 9. Un pote que je n’attendais pas là du tout et pourtant nous avons passé une bonne soirée.
Nous nous plaçons à l’endroit classique pour les concerts soit en face et un poil en retrait. Et là c’est le drame. Monsieur l’ingénieur des ondes sonores, sachez que si je vous avais vu à ce moment je vous aurais délicatement pété les deux genoux, et ce le plus cordialement du monde. Nous n’entendons que la lead guitar. Au bout de 10 minutes nous nous déplaçons à gauche, et le son commence à venir. Nous pouvons enfin profiter du groupe en entier.
La machine à baffes commence fort. Pendant trois heures ils ont tenu un rythme qui me semble absolument inhumain tant au niveau de l’attention que requiert une telle prestation, mais aussi au niveau de l’énergie. Je crois n’avoir jamais vu ça sur scène de ma vie. Pourtant des concerts qui tourne à l’énergie dans le métal / rock / and co j’en ai vu un certain nombre. Mais là j’en suis tombé sur le cul. Pour dire, par moment l’attention que le djeunz qui ondule sur la musique ne peut plus suivre les influences tellement il y en a. Free jazz, led zep’, gros métal qui tâche, rockabilly, funk… tout y est. Les musiciens sont absolument phénoménaux, et font bouger le corps sans qu’il le sache lui même.
Trois heures plus tard le bilan est là… le cou est en miettes, les oreilles saignent, et le sourire béat est indélébile. Quelques promesses d’alcooliques plus tard je salue l’ami numéro 9 qui fait la queue pour récupérer son appareil, et file me coucher.

Prochain concert j’y retourne c’est sûr. Je serai calme mais je glisserai toutefois une batte de baseball pour le cas où lemonsieurquigerelesonetfaitdelamerde comprenne certaines choses.

PS: j’enrage encore de ne pas avoir pris de photos…

  1. #1 by Lou on 6 March 2008 - 11:40

    Tiens moi je voudrais bien écouter du Rockabilly, t’as des suggestions ?

  2. #2 by beorn on 6 March 2008 - 11:42

    carl perkins, johnny cash ? :)

  3. #3 by isman on 6 March 2008 - 17:08

    Dick Rivers

  4. #4 by wildmary on 6 March 2008 - 22:39

    console toi de ton absence d’appareil en te disant qu’au moins comme ça tu as vraiment profité du moment et de la musique au lieu d’essayer de le figer et le regarder d’un oeil à travers la lorgnette…

  5. #5 by thècle on 9 March 2008 - 17:19

    euh bibi…johnny cash c’est du rockabilly depuis quand??????

  6. #6 by beorn on 10 March 2008 - 11:29

    thècle tu devrais regarder par là :

    http://www.rockabillyhall.com/JohnnyCash.html

    :)

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